Jean Ciphan, écrivain.
Jean Ciphan, écrivain.

Qui je suis ? Un amoureux des mots !

 

Je suis Jean Yvon Chapin. Je tiens beaucoup à mon prénom double, sans trait d’union ! Mon nom de plume est Jean CiphanJe suis né au Mans (Sarthe) le 7 juillet 1942.

Pendant plus de soixante ans, j'ai savouré le bonheur d'écrire pour mon seul plaisir. Des cahiers sont inachevés. Des pages sont perdues et d'autres envolées. Quelques masques cloîtrés s'appliquent au silence !

Puisse le temps chasser la vanité de faux anachorète et révéler tout simplement le modeste gendelettre.

J.C.

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1960.

Tombé tout jeune dans la marmite des mots, je crois indispensable de garantir la pérennité de mon œuvre littéraire en devenir par un nom de plume. Discret ou immodeste ? Jean Yvon devient JeanJean Ciphan. J'achève un premier essai littéraire « Les frères Letellier » et en entreprends la dactylographie...

1962.

Tout jeune enseignant, je rencontre Monsieur Guy des Cars et lui remets en main propre mon manuscrit. Le directeur de l’Académie du Maine me fait l'honneur de le considérer avec intérêt ; lecture faite, il me recommande « de l’étoffer pour en faire un roman ».

Le romancier parcourt également une liasse de mes textes poétiques qu’il apprécie. Il me conseille de faire parvenir mon cahier (29 poèmes) à Monsieur Pierre Seghers, créateur de la collection Poètes d’aujourd’hui.

J’y souscris bien volontiers et reçois en retour les « encouragements » du célèbre éditeur, sous pli recommandé !

1971.

Professeur de lettres dans un collège du Mans, j’entreprends l’écriture d’un roman, « Kermarzin ». Toutefois, mes engagements professionnels, associatifs et familiaux prennent rapidement le pas sur mon violon d’Ingres !

1983/1997.

Devenu principal, je dirige successivement en Sarthe les collèges de Mamers et de La Suze-sur-Sarthe.

2002.

Les mois, les années passent. Me voici aux Sables-d'Olonne, sur la côte de Lumière, de plain-pied dans le siècle nouveau : ma passion pour les mots est intacte !

Retraité, je dépoussière mes carnets Moleskine et mes cahiers Hamelin. Les protagonistes de « Kermarzin » y sont en léthargie... Ma soif d’écriture demeure. Avant de l’étancher, je décide de m’imprégner des lieux, des usages, des ambiances que mes héros auront à partager. J’y prendrai tout mon temps : ensuite seulement je les réveillerai !

2003.

Je suis victime d’un accident vasculaire cérébral. L’épreuve est lourde, difficile à surmonter. Sans relâche, mon épouse Élisabeth, ma tribu  et mes soignants me soutiennent. Leur constance admirable me permet de franchir l’obstacle. Il me faudra plus de dix ans pour y parvenir !

2013.

Après le temps du recul nécessaire et pour témoigner, je rédige une plaquette susceptible d’aider les personnes victimes d’AVC et celles qui les entourent, « La tache d’encre bleu roi ».

2015.

Élisabeth décède d’un cancer. Au cours de l’été, j’entreprends la rédaction de « Mama Chapènn », chronique de l’aventure humanitaire exceptionnelle que mon épouse a initiée, vécue et conduite pendant vingt-trois ans auprès des orphelins de cinq maisons d'enfants, en Roumanie.

2018.

Des plus anciens aux tout récents, j’ai rassemblé sous le titre « Oser dire » quelques-uns de mes poèmes et les fantaisies qui les accompagnent.

     Deux romans sont à paraître. « Kermarzin » est achevé : les protagonistes ont été réveillés ! Et j’ai enfin suivi le conseil de Guy des Cars en étoffant « Les frères Letellier ».

     L’édition de « La tache d’encre bleu roi » est envisagée.

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1 — Guy des Cars, écrivain (1911-1993)

Journaliste, il est à 28 ans rédacteur en chef du Jour. Lieutenant dans l’infanterie, il reçoit la croix de guerre pour sa conduite au front. Après la défaite de 1940, il écrit son premier roman « L’officier sans nom » qui reçoit le Prix Goncourt en 1941. Il a écrit de nombreux romans qui ont eu un grand succès. En 1962, il est élu directeur de l’Académie du Maine. Grand amoureux des Arts du cirque, il participe à la création en 1980 de la P.A.V.D.E.C. (Presse Associée de la Variété, de la Danse et du Cirque).

2 — Pierre Seghers, éditeur et poète (1906-1987)

Résistant de la première heure, il fut proche de Louis Aragon, Paul Éluard, Robert Desnos et René Char. En 1939, il crée la revue P.C. 39 (pour ces Poètes casqués) qui devient l’année suivante Poésie 40, dans laquelle il publie aussi des poètes de la Résistance. Fort du succès de ces publications, il crée « Poètes d’aujourd’hui », une série de monographies dont le but est de guider les lecteurs dans l’œuvre d’un poète. Sorti de l’Imprimerie du Salut public de Lyon, le premier volume, consacré à Paul Éluard, paraît le 10 mai 1944.  Après la guerre, Pierre Seghers fonde sa propre maison d’édition.