Jean Ciphan, écrivain.
Jean Ciphan, écrivain.

Modeste, vraiment ? J'ai "inventé" le "ciphan" !

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Le ciphan est par excellence le "poème de l'impair".

 

Il comporte trois strophes qui sont :

  • soit des tercets (ciphan de 9 vers)
  • soit des quintils (ciphan de 15 vers)
  • soit des septains (ciphan de 21 vers)

Son rythme s’appuie sur les cinq plus petits nombres premiers impairs (3, 5, 7, 11, 13).

Le ciphan joue sur 3 rimes dont le modèle est fixé.

La rime A est toujours celle des trois vers qui donnent  sens au poème, à savoir le premier, le médian et le dernier.

Si A est masculine, B et C seront féminines.

Si A est féminine, B et C seront masculines.

Les vers sont trisyllabes (3 pieds), pentasyllabes (5 pieds), heptasyllabes (7 pieds), endécasyllabes (11 pieds) ou triskaidécasyllabes (13 pieds).

Ils sont scandés au rythme que choisit leur auteur.

  • les ciphan de 9 vers > ABB  CAC  BBA  
  • les ciphan de 15 vers > ACCBB  CCACC  BBCCA
  • les ciphan de 21 v  > ACCCBBB  CCCACCC  BBBCCCA

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Mon premier ciphan !

(J’avais 18 ans ! Et la véhémence insolente de cet âge.) J.C.

 

     Qui es-Tu ?

 

     Tu serais la Voie ? Je n’y mettrai mon pas !

     Ni ne tomberai dans la béatitude,

     Ni ne sombrerai baigné d’incertitude !

 

     Oh, certes je crains ! Pardi, tu tiens l’eustache !

     Et la Vérité ? Tu la serais ou pas ?

     Tant de mots ourdis, assénés sans relâche !

 

     Je serais brebis, bêlant par habitude,

     Pauvre sot frappé du sceau de servitude ?

     Tu serais la Vie qui conduit au trépas ?

 

Décembre 1960.

Jean Ciphan, « Sentiers incertains »

 

La Bible : Jean 14.6

Jésus lui dit : « Je suis la Voie, la Vérité, et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi »