Jean Ciphan, écrivain.
Jean Ciphan, écrivain.

 

Remords.

 

Le soir quand tout s’est tu,

Quand la maison s’est close,

Quand tout dort ou repose,

J’ai peur, me comprends-tu ?

 

Je reste courbatu.

Mon œil fixe, morose,

Ton ombre qui se pose

Sur mon corps abattu,

 

Terrassé par la peine,

Étranglé par la haine

De mon amour bafoué,

 

Tournoyant dans l’abîme

Où m’a plongé le crime

De t’avoir délaissée.

 

Juillet 1959.

Jean Ciphan, « Sentiers incertains »